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Nuits louées par mois 15 nuits
Taux d'occupation moyen : 50% = 15 nuits/mois
Frais de ménage par séjour 50 €
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Location Airbnb en France : ce que vous devez savoir

La location courte durée (LCD) via Airbnb peut générer des revenus significativement supérieurs à la location longue durée (LLD) dans les zones touristiques. Cependant, elle implique une gestion plus active et des contraintes légales qu'il faut connaître avant de se lancer.

Réglementation Airbnb en France

Dans la plupart des villes françaises de plus de 200 000 habitants (Paris, Lyon, Bordeaux, Nice...), la location de courte durée est soumise à des réglementations strictes : déclaration en mairie obligatoire, numéro d'enregistrement à afficher, et limitation à 120 nuits/an pour la résidence principale. Renseignez-vous auprès de votre mairie.

Airbnb est-il plus rentable que la location classique ?
Cela dépend fortement de la zone. Dans les grandes villes touristiques et les stations balnéaires ou de ski, la LCD peut rapporter 2 à 3 fois plus que la LLD. En revanche, en ville moyenne sans attrait touristique particulier, la différence est souvent négligeable une fois les charges déduites.
Faut-il déclarer ses revenus Airbnb ?
Oui, obligatoirement. Les revenus Airbnb sont imposables. En meublé de tourisme classé, vous bénéficiez d'un abattement de 71%. En non classé, l'abattement est de 50% (régime micro-BIC) jusqu'à 77 700€ de revenus annuels. Au-delà, le régime réel s'applique.
Quelle commission prend Airbnb ?
Airbnb prélève généralement 3% du montant de la réservation côté hôte, plus une commission de service côté voyageur (variable). Dans notre simulateur, nous appliquons 3% sur vos revenus bruts.
Peut-on louer sa résidence principale sur Airbnb ?
Oui, mais dans la limite de 120 nuits par an en France. Au-delà, des démarches en mairie sont nécessaires (changement d'usage). Pour les résidences secondaires, il n'y a pas de limite de nuits mais une déclaration en mairie reste souvent obligatoire.
Mise à jour : août 2026. Les tarifs, barèmes et règles cités sur cette page ont été vérifiés à cette date. Les estimations restent indicatives et non contractuelles.

Combien rapporte réellement une location Airbnb en 2026 ?

Le revenu d'une location courte durée se construit sur trois variables : le prix moyen par nuit, le taux d'occupation et le nombre de nuits réellement commercialisées. La plupart des estimations trouvées en ligne se contentent de multiplier un tarif affiché par 365 jours, ce qui donne un résultat sans rapport avec la réalité. Un bien performant tourne rarement au-delà de 70 % d'occupation, et la moyenne française se situe nettement en dessous.

Ordres de grandeur observés sur le marché français
Type de marchéPrix moyen/nuitTaux d'occupationCA annuel pour un T2
Grande métropole tendue95 à 160 €65 à 78 %25 000 à 42 000 €
Ville moyenne dynamique65 à 100 €52 à 65 %13 000 à 22 000 €
Station touristique saisonnière85 à 180 €35 à 50 %12 000 à 30 000 €
Zone rurale ou périurbaine55 à 90 €28 à 45 %6 000 à 14 000 €

La saisonnalité est le facteur le plus souvent négligé. Dans une station de montagne ou balnéaire, 60 à 75 % du chiffre d'affaires annuel se concentre sur douze à seize semaines. Le taux d'occupation moyen affiché sur l'année masque alors une réalité faite de semaines pleines à prix fort et de longs mois quasi vides, avec des charges fixes qui continuent de courir.

Du chiffre d'affaires au revenu net : les charges à déduire

C'est ici que la plupart des projections s'effondrent. Entre le montant encaissé et ce qui reste réellement, l'écart est considérable — bien plus qu'en location nue, où les charges d'exploitation sont presque inexistantes.

PosteMontant indicatifRemarque
Commission de la plateforme3 % ou 14 à 16 % du CASelon le mode de tarification choisi
Ménage entre deux séjours35 à 80 € par rotationSouvent refacturé au voyageur, mais pas toujours en totalité
Blanchisserie et linge12 à 30 € par rotationPoste sous-estimé sur les séjours courts
Conciergerie complète18 à 25 % du CAAlternative à la gestion en direct
Consommables et accueil300 à 900 €/anProduits d'entretien, café, papier, petites fournitures
Assurance spécifique meublé250 à 600 €/anUne multirisque habitation classique ne couvre pas la courte durée
Charges de copropriété et énergie1 200 à 3 500 €/anEntièrement à votre charge, contrairement à la location nue
Renouvellement du mobilier500 à 1 500 €/anL'usure est trois à quatre fois plus rapide qu'en location classique
Cotisation foncière des entreprises200 à 800 €/anDue dès lors que l'activité est exercée à titre habituel
La règle empirique à retenir : en gestion directe, comptez 30 à 40 % du chiffre d'affaires en charges d'exploitation. En passant par une conciergerie, montez à 45 à 55 %. Sur un bien affichant 20 000 € de recettes, le revenu avant impôt se situe donc entre 9 000 et 14 000 € — et non 20 000 €. C'est ce montant, et lui seul, qu'il faut comparer au loyer d'une location nue équivalente.

Deux projections détaillées

Cas 1 — T2 en ville moyenne, gestion directe, meublé non classé

85 €/nuit × 210 nuits = 17 850 € de recettes · Commission plateforme : 536 € · Ménage et linge (70 rotations) : 4 200 € dont 2 800 € refacturés · Charges, énergie, assurance : 2 900 € · Mobilier et consommables : 1 100 €

Revenu avant impôt : environ 11 900 €
Cas 2 — Le même bien loué nu à l'année

Loyer : 690 €/mois soit 8 280 € · Charges non récupérables et assurance PNO : 700 € · Vacance et impayés provisionnés : 500 €

Revenu avant impôt : environ 7 080 €

L'écart brut est de 4 800 € en faveur de la courte durée. Reste à le mettre en regard du temps consacré — comptez huit à quinze heures par mois en gestion directe — et de la fiscalité, qui depuis 2025 a considérablement rapproché les deux options.

Fiscalité du meublé de tourisme : ce qui a changé

La loi du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, constitue la réforme la plus profonde de la location meublée touristique depuis quinze ans. Elle produit ses premiers effets fiscaux sur les revenus 2025, déclarés en 2026. Beaucoup de propriétaires raisonnent encore avec les anciens barèmes.

SituationAbattement micro-BICPlafond de recettes
Meublé de tourisme non classé30 % (contre 50 % avant)15 000 € (contre 77 700 €)
Meublé classé ou chambre d'hôtes50 % (contre 71 % avant)77 700 € pour les revenus 2025, 83 600 € pour les revenus 2026
Meublé classé en zone de revitalisation rurale71 % (abattement majoré de 21 points)77 700 €

Pour un meublé non classé, la fiscalité a donc à peu près doublé du jour au lendemain, à recettes constantes. Et le plafond de 15 000 € est atteint très vite : un simple T2 correctement loué le dépasse. Au-delà, après deux années consécutives de dépassement, le passage au régime réel devient obligatoire.

Le classement en étoiles est devenu un calcul économique

Auparavant accessoire, le classement meublé de tourisme est aujourd'hui l'arbitrage le plus rentable du secteur. Pour un coût de 150 à 300 € tous les cinq ans, il multiplie le plafond micro-BIC par cinq et fait passer l'abattement de 30 % à 50 %.

Sur 14 000 € de recettes, la base imposable passe de 9 800 € à 7 000 €. Pour un foyer à 30 % de tranche marginale, l'économie annuelle atteint environ 1 300 € prélèvements sociaux compris — soit un retour sur investissement d'environ cinq semaines. La démarche passe par un organisme accrédité et repose sur une grille de critères portant sur l'équipement, le confort et l'accessibilité.

Micro-BIC ou régime réel ?

Le micro-BIC reste pertinent pour de petites recettes sans charges significatives et sans emprunt. Dès que le bien est financé à crédit ou que les charges réelles dépassent l'abattement forfaitaire, le régime réel devient presque toujours plus favorable, car il permet de déduire les intérêts d'emprunt et d'amortir le bâti et le mobilier.

Deux points de vigilance rarement mentionnés. D'abord, depuis février 2025, les amortissements déduits au régime réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente : l'avantage fiscal obtenu pendant l'exploitation est donc partiellement repris à la sortie, ce qui change l'arbitrage sur les biens détenus à court ou moyen terme. Ensuite, au-delà de 23 000 € de recettes annuelles en location de courte durée, vous basculez de la CSG-CRDS au régime social des travailleurs indépendants, avec des cotisations d'un tout autre ordre. Ces deux seuils méritent d'être vérifiés avec un comptable avant de se lancer.

Les obligations réglementaires à respecter

Airbnb ou location nue : comment trancher

Après réforme, la comparaison ne se joue plus seulement sur le revenu brut. Quatre critères déterminent la réponse :

  1. La tension touristique locale. En dessous de 50 % d'occupation annuelle, la courte durée perd généralement son avantage une fois les charges déduites.
  2. Le classement. Un bien non classé au-dessus de 15 000 € de recettes cumule le plafond dépassé et l'abattement réduit : c'est la configuration la plus défavorable.
  3. Le temps disponible. Une conciergerie absorbe une part importante de l'écart de rentabilité. Sans elle, la charge de gestion est réelle et continue.
  4. L'horizon de détention. La réintégration des amortissements à la revente pénalise les stratégies de court terme.

Données de marché indicatives observées en France en 2026. Le cadre fiscal présenté résulte de la loi du 19 novembre 2024 et des lois de finances successives ; il évolue régulièrement et doit être confirmé auprès d'un professionnel du chiffre avant toute décision. Ces estimations sont indicatives et non contractuelles.

Questions fréquentes

Combien peut-on gagner avec Airbnb ?
En moyenne, un T2 bien situé rapporte 800 à 2 000 €/mois nets. Les villes touristiques (Paris, Nice, Lyon, Bordeaux) ont les meilleurs rendements.
Airbnb est-il plus rentable que la location classique ?
La LCD rapporte 30 à 80% de plus que la location longue durée dans les zones touristiques, mais demande plus de gestion. En zone faiblement touristique, l'avantage est réduit.
Quelles sont les obligations légales pour Airbnb ?
Déclaration en mairie obligatoire. Résidence principale limitée à 120 nuits/an. Taxe de séjour collectée par Airbnb. Vérifiez que votre règlement de copropriété l'autorise.
Quel taux d'occupation espérer sur Airbnb ?
En zone touristique : 60 à 80%. En zone urbaine classique : 50 à 65%. La qualité de l'annonce, les photos et la réactivité influencent fortement le taux d'occupation.

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